SOS IRAN : après le massacre la survie commence

Est-il besoin d’expliquer, de convaincre, de chercher des synonymes au mot massacre ? Pour les Iraniens de sang et de cœur, il n’est que l’heure d’essayer d’être utiles : devoir de mémoire pour les morts, devoir de soutien pour les vivants.

L’appel de Mo-Ha

« Iran : l’urgence de sauver des vies et de secourir les familles des victimes »

Dès le 23 janvier, nous avons lancé cet appel humanitaire soutenu par nos Membres d’Honneur Karine Chemla, Jacques Dubucs, Annie Ernaux, Lelia Wanick Salgado et Cédric Villani, très vite rejoints par une soixantaine de signataires.

Vous pouvez le lire sur le site de l’Humanité, ici, et le signer en adressant un courriel à info@mo-ha.com avec le texte : « Oui, je me joins à l’appel » en précisant vos nom et prénom, profession et organisme, ville et pays si nécessaire.

Nous vous tiendrons informé·e·s des suites de l’action.

L’espoir en deuil

12 noms. 12 vies éteintes.

Douze, de tous âges, à travers le pays, qui représentent les milliers d’autres que la République Islamique voudrait laisser sans identité, sans visage, sans tombe et sans adieux.

Aider ceux qui restent

« Nous qui sommes encore vivants, c’est notre âme qui est morte ». Témoignage d’un jeune Iranien blessé, à la frontière avec la Turquie, fuyant son pays pour se soigner et échapper à l’arrestation.

Des dizaines de milliers de blessés, des milliers de prisonniers.

Leurs besoins sont immenses et immédiats : urgence à les défendre, à leur procurer des soins médicaux, à les soutenir pour survivre à la répression.

Dès janvier nous avons relancé la collecte ouverte en 2023 pour les victimes de la répression du mouvement Femme-Vie-Liberté. Grâce à la réactivité des Amis de Mo-Ha, les premiers dons sont partis en Iran immédiatement, malgré le Black-out.

À la suite du premier transfert financier de 1000 euros, voici la traduction des messages de deux de nos jeunes membres à l’intérieur du pays. Pour leur sécurité, nous ne diffusons pas leur voix.

Aida :
« Avec la somme que vous avez envoyée, nous avons préparé une série de petits paquets pour les besoins élémentaires des prisonniers.
Surtout pour les très jeunes qui expérimentent la prison pour la première fois. Ils ont été arrêtés en grand nombre.
Chaque paquet contient une carte SIM. Ils n’ont droit qu’à un appel d’une minute pour dire à leurs parents qu’ils sont en vie.
Il contient aussi un fruit, des médicaments, des serviettes hygiéniques pour les jeunes filles. Sous le choc de la prison, l’une d’entre elles a eu une hémorragie.
Selon la personne qui se charge de leur remettre, c’est vraiment l’essentiel.
Nous lui avons dit de garder une partie de l’argent pour ceux qui sont blessés et qui restent sans soins. Beaucoup ont été atteints aux yeux. Ce sont les deux priorités pour l’instant. »
Hassan :
« Au sein de la population c’est un climat de guerre qui domine : anxiété, peur, deuil et attente collective traversent la société. À tel point qu’un ami cinéaste m’a confié, en référence au film « On achève bien les chevaux » que plutôt que de mourir lentement, autant que les étrangers viennent et en finissent avec nous !
Dans de telles circonstances, le plus grand service que l’association puisse rendre est d’accroître autant que possible son aide afin de la faire parvenir à ces jeunes, à ces étudiants et aux personnes les plus vulnérables, détenus dans des situations profondément inhumaines. Je vous remercie »

Ces jeunes, parfois très jeunes, sont terrorisés par les traitements qu’elles et ils subissent en prison (coups, simulacres d’exécutions, absence de soins, accusations sécuritaires extrêmement graves et procédures d’exception ne permettant pas l’assistance d’un avocat…).
Notre équipe sur place nous assure que, même modeste, cette aide matérielle leur apporte un réconfort psychologique et un lien avec le monde.

Plus que jamais la jeunesse d’Iran a besoin de nous. Objectif immédiat :

  • Multiplier les bénéficiaires de la distribution de « kits de survie »
  • Fournir autant que possible des médicaments de première nécessité aux blessés laissés sans soins (sachant qu’actuellement les médicaments sont encore plus inaccessibles et indisponibles qu’en décembre dernier, avant le déclenchement des manifestations).

Pour apporter votre contribution :

Collecte participative en cliquant ci-dessous :

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Si vous ne souhaitiez pas participer en ligne, écrivez-nous : info@mo-ha.com …

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