Collecte Solidarité jeunesse Iran

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Libérations conditionnelles, l’épée de Damoclès qui brise les condamnés et leurs familles

Avec déjà près de cinq cents victimes de la répression, les condamnations à mort et à de longues peines de prison se poursuivent en Iran. Dix-huit jeunes se trouvent dans les couloirs de la mort – quatre ont déjà été exécutés par pendaison – et dix-huit mille personnes seraient détenues dans des conditions inhumaines, une estimation faute de données officielles fiables.

Les quelques libérations obtenues, pour la plupart conditionnelles et sous caution, se font au prix de la ruine des familles.

Le calvaire d’un jeune après son arrestation

  • Arrestation ou enlèvement sans mandat par des agents en civil sans signe de reconnaissance. Garde à vue pour une durée indéterminée dans une maison d’arrêt tenue secrète, sans que la famille ne soit informée de sa détention s’il a été arrêté (ou kidnappé) dans la rue ou à l’université.
  • Interrogatoire par des agents non identifiés des services de renseignement, à huis-clos et sans avocat. Maltraitance et sévices systématiques dans les centres de détention, cas de viols rapportés par les communiqués des Étudiants solidaires.
  • « Aveux » éventuels extorqués, signés, filmés et conservés comme preuve de culpabilité. Présentation au tribunal afin qu’un juge d’instruction délivre l’acte d’accusation.
  • Déferrement à l’une des prisons du pays. Dûment enregistré, le prisonnier peut enfin contacter sa famille et son avocat. A leur demande, dans l’attente du jugement, une audience peut être sollicitée auprès du procureur pour une libération conditionnelle.
  • Si la demande d’audience est acceptée, le procureur peut décider d’une libération conditionnelle immédiate, avec ou sans caution selon la gravité de l’acte d’accusation.
  • Les montants exigés à ce jour pour les étudiants vont de 2000 à 70 000 euros. La caution sera rendue après le jugement, à condition que le « coupable » ne soit pas condamné à une amende et qu’il ne se dérobe pas à son procès.

La sélection ci-dessous est émouvante mais incomplète, certaines familles ou garants craignant de communiquer l’existence ou le montant qu’ils ont dû verser.

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Le calvaire des parents pour sortir leur enfant de l’enfer

En Iran, où plus de la moitié de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté, où la monnaie a encore perdu 20% de sa valeur depuis le début des manifestations, les parents sont contraints d’hypothéquer leurs biens ou leurs salaires pour payer la caution de leur enfant.

La mère du lycéen Hossein Rahimi, 15 ans, a ainsi dû mettre en gage son salaire d’enseignante sur plusieurs années afin de le faire libérer et pouvoir enfin le soigner. Plusieurs projectiles non létaux étaient restés dans son corps durant ses semaines de détention.

De nombreux jeunes sortant de prison sont en effet gravement malades voire blessés. Faute de moyens, sans compter la peur d’être fichés par les services de renseignements des hôpitaux publics, les parents ne parviennent pas à les faire soigner.

Frais médicaux, honoraires d’avocat et cautions sont hors de portée pour les familles démunies. L’extrême précarité est aussi le lot des étudiants condamnés, exclus de l’université, interdits de travail et parfois sans logement.

Face à une mobilisation qui s’installe dans la durée, le pouvoir compte sur la détresse financière des contestataires et de leurs familles pour étouffer la révolte. Les aider à faire face en ce moment critique, c’est soutenir la lutte de la jeunesse iranienne pour ses droits élémentaires.


Résister, en Iran, est devenu aussi une question de survie économique. Toujours aux côtés des étudiants iraniens, Mo-Ha lance une Collecte Solidarité jeunesse Iran

Les besoins sont immenses, toute contribution est la bienvenue

– Par chèque à l’ordre de l’association Mo-Ha
Adresse postale : 11 allée du Moulin Joly 92700 Colombes

– Par virement sur le compte CIC dédié
IBAN : FR76 3006 6107 4100 0105 0020 314 – BIC : CMCIFRPP
Un reçu vous sera adressé en retour

Par carte bancaire sur :

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Pour toute question :
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Tél : 06 24 58 61 89


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